05.02.2008
A propos de Théodore de Bèze (1519-1605)
Association Théodore de Bèze : Née au printemps 2005, l’Association a pour but « d’animer un lieu de mémoire et d’actualité protestante à Vézelay ». La maison où Théodore de Bèze est né le 24 juin 1519 se trouve dans la rue centrale. C’est un hôtel particulier du XVe siècle, classé monument historique, mis en vente depuis juin 2005. La création de l’ Association n’est pas sans rapport avec cette perspective : cette maison peut devenir « un centre d’activités et d’animation autour de la personne illustre dans toute l’Europe, Théodore de Bèze. Association Théodore de Bèze Marianna Hunziker 9, Allée d'Argentine 89000 Auxerre/France. Coligny et Bèze en Normandie:
Son inlassable activité de médiateur à Poissy (automne 1561), à Saint Germain (hiver 1562) empêche Bèze de rentrer à Genève. La reine, Catherine de Médicis, lui demande de rester : conseiller à la cour et responsable des Eglises réformées de France, il ne cesse de faire la navette. Mais les événements s’accélèrent, se compliquent, et voilà le médiateur engagé dans la guerre : celle qu’on appellera la « première guerre civile » (il y en aura huit). Il faut dire que l’Edit de Pacification de janvier 1562, signé à Saint-Germain, lève le voile sur une possible liberté de conscience – trente-six ans avant l’Edit de Nantes. Les Guise, bien en cour, sentent la menace, alors que la branche Bourbon-Condé est susceptible de régner. Le massacre de fidèles champenois, perpétré à Wassy le 1er mars 1562 par le duc de Guise, jette le pays dans la guerre. Un « parti » protestant s’organise. A sa tête, Louis de Condé, dont Bèze est l’aumônier, le trésorier, le conseiller, lance un appel aux armes le 12 avril 1562. La guerre va durer plus d’un an. Repassant par Dreux, sans être inquiétée, l’armée huguenote atteint la Manche dans les premiers jours de février 1563. Dreux, Honfleur, Pont-l’Evêque sont occupés sans difficultés. Caen, où commande le marquis d’Elbeuf, frère de Guise, capitule le 2 mars. Trois jours plus tard, Bèze écrit à Calvin.
Lettre de Bèze à Calvin
Egalement, en deux jours, la citadelle de Caen (1) qui semblait inexpugnable, d’une très grande importance dans cette région, [le Seigneur ] l’a livrée entre nos mains sans pertes : les ennemis avaient été si soudainement terrassés que c’est à peine s’ils soutinrent un assaut d’une journée.
Auparavant nous étions venus à bout de la ville par les soins de l’Eglise (2) et l’assentiment des gens . Ainsi donc nous avons en main, non pas toute la ville, mais plus, toute une étendue : rien ne fait obstacle à ce que nous envahissions la Bretagne, l’Anjou, la Touraine (3) et tout ce qui va jusqu’à Orléans, à moins que les ennemis ne préfèrent attaquer ailleurs. Je pense me rendre dans quelques jours en Angleterre (4)… …de mon épouse je n’ai point de nouvelles, il est vraiment peu sûr de confier une lettre à qui que ce soit… »
Le 5 mars [1563] Ton ami, de qui tu reconnais l’écriture ».
Extrait du Bulletin de la SHPN n° 41, février 2007, p. 16
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